Le véhicule adapté au fauteuil roulant, en détail
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Un véhicule déclaré à la caisse comme véhicule adapté répond à des règles précises. Les voici.
La rampe, la place, les certificats.
Vous restez dans votre fauteuil
Sans transfert
Vous voyagez dans votre propre fauteuil, manuel ou électrique, du départ jusqu'à l'arrivée.
Personne ne vous soulève pour vous asseoir sur une banquette. Passer de son fauteuil à un siège, c'est souvent douloureux, inconfortable ou gênant : ici, on ne vous le demande pas. Vous montez dans le véhicule assis dans votre fauteuil, et vous en descendez de la même façon.
Le véhicule est un Ford Tourneo Custom aménagé. Sur ce modèle, le fauteuil entre par l'arrière : le hayon se lève, et le plancher a été abaissé à l'arrière pour lui faire de la place. Une fois à bord, votre fauteuil est attaché et vous portez une ceinture de sécurité. Ce maintien doit rester supportable jusqu'à l'arrivée, y compris sur un long trajet.
1Le chauffeur ouvre l'arrière et déplie la rampe, depuis l'extérieur.
2Votre fauteuil monte la rampe, avec l'aide du chauffeur ou de la personne qui vous accompagne.
3À bord, des sangles attachent le fauteuil au plancher et une ceinture vous retient.
4Le chauffeur replie la rampe et referme. À l'arrivée, tout se fait dans l'autre sens.
La rampe
Une surface qui tient
La surface de la rampe est antidérapante : les roues de votre fauteuil y accrochent au lieu de glisser. Pendant que le fauteuil monte ou descend, un système le maintient en sécurité. Et si la rampe dépasse 1,20 mètre une fois dépliée, un dispositif empêche le fauteuil de basculer sur les côtés.
Assez large, pas trop raide
Entre ses deux bords, la rampe offre au moins 73 centimètres de passage pour les roues. Sa pente reste douce : pour 1 mètre d'avancée à l'horizontale, elle ne monte pas de plus de 25 centimètres. En haut, le raccord avec le plancher est presque plat : pas plus de 1,5 centimètre de marche ou de vide.
Un fauteuil électrique et son accompagnant
La rampe porte 300 kilos sans se déformer. C'est le poids retenu par la règle pour un fauteuil électrique, la personne assise dedans et celle qui l'accompagne sur la rampe, en même temps. La personne qui vous accompagne peut donc rester à côté de vous pendant la montée.
Des bords visibles
Une bande de couleur d'au moins 1 centimètre de large longe les deux côtés de la rampe et son extrémité : on voit d'un coup d'œil où elle s'arrête, pour ne pas y engager une roue. C'est le chauffeur qui la déploie et la replie, depuis l'extérieur du véhicule. Vous n'avez rien à manipuler.
La place du fauteuil
Un emplacement réservé
À bord, votre fauteuil a sa place à lui : 70 centimètres de large sur 1,20 mètre de long.
Le fauteuil y tient entier, avec vous dedans, dans la partie arrière où le plancher a été abaissé.
Il y est attaché par quatre sangles, deux à l'avant et deux à l'arrière, accrochées à des points d'ancrage fixés au plancher : il est tenu en place pendant tout le trajet. Vous, vous êtes retenu par une ceinture de sécurité à trois points, comme sur un siège de voiture, qui passe sur l'épaule et sur le bassin.
Les portes s'ouvrent aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur : à l'arrivée, on ne reste pas bloqué à bord en attendant que quelqu'un ouvre du dehors.
Un véhicule certifié
Deux papiers
Un véhicule adapté ne se déclare pas sur parole : il faut des papiers.
Le premier est le certificat de conformité, remis par l'entreprise qui a aménagé le véhicule. Il atteste que la rampe, la place du fauteuil et les portes respectent les règles décrites sur cette page, fixées au niveau national par un arrêté de 2013.
Le second est la carte grise, qui porte la mention « handicap » à la ligne J.3. Ces deux papiers sont transmis à l'Assurance Maladie quand le véhicule est déclaré comme véhicule adapté. L'entreprise doit aussi être assurée pour ce type de transport.
